Réfrigération professionnelle pour le secteur HORECA : comment déterminer les dimensions

La réfrigération professionnelle dans le cadre du modèle économique HORECA ne devrait pas être envisagée comme un simple choix d'équipement. Elle devrait être considérée comme une décision opérationnelle : quels produits faut-il conserver, comment sont-ils manipulés, à quels moments l'activité est-elle la plus intense et quel niveau de stabilité chaque zone nécessite-t-elle ?.

Un restaurant à la carte, un hôtel proposant un buffet, une « dark kitchen », une cuisine centrale ou une épicerie fine peuvent partager une partie de leur équipement, mais ils n’ont ni le même rythme, ni les mêmes horaires d’ouverture, ni la même rotation, ni la même logique de service. C’est pourquoi, lorsque le modèle économique change, la manière appropriée de dimensionner les chambres froides, les armoires réfrigérées, les tables réfrigérées, les cellules de refroidissement rapide ou les solutions spécifiques de conservation change également.

Si vous avez déjà lu l'impact de la réfrigération professionnelle sur la rentabilité réelle d'une entreprise HORECA, nous concrétisons ici cette idée par une décision très précise : comment adapter la climatisation au fonctionnement réel de l'entreprise afin que l'installation soit utile dès le premier jour et à long terme. Et si vous souhaitez approfondir l'aspect économique, il convient également de faire le lien avec la réfrigération comme coût fixe invisible dans l'HORECA.

Le principe de base est simple : il ne s'agit pas de choisir entre “ plus de matériel ” ou “ moins de matériel ”. Il s'agit de choisir le matériel adéquat, bien réparti et justifié.

Pourquoi il est préférable de se baser sur la réalité de l'entreprise pour définir les besoins

D'après notre expérience, de nombreux projets n'ont pas tant besoin d'une liste plus longue de références que d'une analyse plus précise du fonctionnement.

Avant de comparer les capacités, les dimensions ou les finitions, il convient de bien comprendre au moins les variables suivantes :

  • quel produit est conservé ;
  • à quel point elle tourne ;
  • quelles seront les possibilités réelles de chaque équipe ;
  • où se trouveront les points chauds ;
  • quels pics de charge l'installation doit-elle pouvoir absorber ;
  • quelle partie du froid se trouve en arrière-plan et quelle partie fait partie de l'espace visible ;
  • quelle marge de croissance ou d'évolution de l'offre pourrait-il y avoir dans les années à venir ?.

Lorsque cette analyse est bien menée, la conversation prend une autre tournure. Elle ne porte plus uniquement sur ce qui peut y être intégré ou sur son coût initial, mais sur le flux qu’elle permet de maintenir, la charge de travail qu’elle absorbe et la stabilité qu’elle apporte au quotidien.

La carte du froid : avant la référence, le parcours du produit

Une bonne façon de commencer consiste à dresser la carte des points faibles de l'entreprise.

Il ne s'agit pas seulement de mètres linéaires ou de litres. Il s'agit de parcours.

Une carte de froid basique devrait au moins comporter ces éléments

ZoneFonction principaleCe qu'il convient de vérifier
RéceptionRéception et première mise en place du produitFréquence des livraisons, délais d'attente, déchargement
StockageGestion des stocksRotation, catégories, ouvertures, stabilité
ProductionPréparation et aide en cuisineProximité, parcours, soutien au travail concret
AbattementBaisse contrôlée de la températureLots, délais, goulots d'étranglement
ServiceAssistance pour le pass, la barre ou le bureauOuvertures intensives, accès rapide, réapprovisionnement
Pièce ou espace visibleConservation en présence du clientOrdre, clarté visuelle, cohérence avec l'espace
ExpéditionLancement organisé du produitRythme, préparation préalable, continuité opérationnelle

Cela permet de prendre de meilleures décisions, car chaque étape du processus requiert une logique différente. Une armoire destinée à un usage quotidien n’est pas la même chose qu’une armoire conçue pour la conservation du vin. Une chambre de stockage n’est pas la même chose qu’une armoire de maturation, où le contrôle du processus et la durée de séjour modifient complètement les besoins.

Les questions qui permettent de mieux cerner la situation

Avant de finaliser une proposition, il est souvent utile de répondre sereinement à quelques questions simples.

À propos du produit et de la rotation

  • Quel produit est le plus sensible ?
  • Qu'est-ce qui sort chaque jour et qu'est-ce qui reste le plus longtemps ?
  • Y a-t-il une production en avance ?
  • Le travail s'effectue-t-il par lots ?
  • Y a-t-il des catégories qu'il faudrait séparer ?

À propos du rythme de travail

  • Où se situe le pic de fréquentation ?
  • Combien d'ouvertures une armoire peut-elle avoir dans la zone critique ?
  • Est-ce que ça se recharge depuis le « back » plusieurs fois par jour ?
  • Y a-t-il une forte saisonnalité, des réceptions ou des campagnes ?

À propos de l'espace et de l'installation

  • Où sera implantée chaque équipe ?
  • Quelle est la ventilation réelle de cette zone ?
  • Y a-t-il des points chauds à proximité ?
  • Y a-t-il suffisamment d'espace pour effectuer l'entretien ?
  • Que se passe-t-il si l'entreprise se développe ou modifie une partie de son offre ?

Ces questions ne compliquent pas l'achat. Elles permettent au contraire de mieux le comprendre.

Tous les modèles HORECA ne gèrent pas le froid de la même manière

Restaurant traditionnel

Dans un restaurant à la carte, le froid est généralement réparti entre le stockage, la mise en place et l'aide au service.

Ici, il n'est pas toujours nécessaire d'augmenter le volume. Souvent, il suffit de mieux organiser le rôle de chaque équipe.

Ce qui fonctionne généralement le mieux

  • chambre froide ou zone claire pour le stockage ;
  • des armoires ou des tables réfrigérées à proximité des zones de travail ;
  • distinction entre les produits à forte rotation et les produits de réserve ;
  • réduction en cas de production anticipée ;
  • des trajets courts entre la préparation, la conservation et le service.

Le but n'est pas de surcharger la cuisine d'équipements. Il s'agit d'éviter qu'un seul point de refroidissement ait à assumer trop de fonctions différentes à la fois.

Hôtel proposant un buffet, des événements ou des réceptions

Dans le secteur hôtelier, le problème ne réside généralement pas seulement dans la capacité, mais aussi dans la variabilité.

Il y a des pics d'activité, des réapprovisionnements, des petits-déjeuners, des banquets, la cuisine d'appoint, des tournées internes et des moments où un imprévu affecte de nombreuses personnes à la fois.

Quelles sont les priorités ?

  • des caméras réparties en fonction de la logique de service, et pas uniquement autour de la cuisine principale ;
  • support spécifique pour buffet ou service satellite ;
  • marge d'exploitation pour les événements et les groupes ;
  • réduction en cas de production par lots ;
  • une redondance raisonnable aux points les plus sensibles.

Dans ce type de projet, bien dimensionner signifie absorber les variations sans transformer chaque pic en tension.

Restauration et cuisine centrale

Ici, la réfrigération fait partie intégrante de l'infrastructure de production.

Le déroulement est généralement plus exigeant et plus séquentiel :

réception → conservation → préparation → abattage → conservation → expédition

Si l'une de ces étapes est insuffisante, le problème n'est pas toujours visible au début, mais finit par se manifester sous forme de retards, de goulots d'étranglement ou de perte de contrôle.

Qu'est-ce qui pèse généralement le plus lourd ?

  • capacité réelle d'abattage ;
  • distinction entre la conservation préalable et la conservation postérieure ;
  • accessibilité pour le nettoyage et l'entretien ;
  • des parcours clairs ;
  • commande par lots et créneaux horaires.

Ce n'est pas seulement une question de capacité. Il s'agit de savoir dans quelle mesure le produit peut circuler sans entraver le fonctionnement.

Cuisines « dark kitchen » et modèles compacts

Dans ces projets, l'espace est plus restreint, mais les exigences n'en sont pas moins élevées.

L'installation doit permettre de compacter sans mettre le désordre.

Il convient ici de vérifier tout particulièrement

  • capacité utile réelle des armoires ;
  • facilité de nettoyage ;
  • accès à la maintenance ;
  • séparation des flux ;
  • des alarmes ou un contrôle de base sur les équipements critiques ;
  • croissance future si l'entreprise élargit son portefeuille de marques ou ses gammes de services.

Dans ce type d'environnement, un bon dimensionnement consiste généralement à éviter que l'établissement ne fonctionne constamment “ à la limite ”.

Boutique gastronomique avec dégustation

Ici, le froid préserve, met en valeur et accompagne également la perception du produit.

C'est pourquoi il convient de bien distinguer deux niveaux :

  • le froid qui permet le bon déroulement de l'opération ;
  • le froid qui fait partie de l'espace visible.

Non pas pour les affronter, mais pour que chacun fasse bien son travail.

Ce qui est généralement utile dans ce type d'activité

  • un support solide pour le réapprovisionnement et la conservation ;
  • des armoires spécifiques par catégorie ;
  • ordre visuel stable ;
  • des accès pratiques ;
  • cohérence entre le produit, son utilisation et l'espace.

Lorsque le vin fait partie de l'offre, il peut être judicieux d'envisager une solution spécifique de conservation et de service telle que la guide sur l'utilisation des caves à vin dans les restaurants et les épiceries fines. Et si le projet doit déboucher sur un produit concret, on peut consulter des fiches telles que EBRW-751 o DAW-400, deux modèles spécialement conçus pour le stockage et la conservation du vin, qui répondent mieux à ces besoins qu'un appareil polyvalent.

Lorsque l'entreprise travaille avec des produits nécessitant une maturation ou une conservation plus longue

Il convient ici d'établir une distinction claire.

Toutes les armoires ne sont pas destinées au même type d'utilisation.

Une armoire de stockage quotidien répond à un besoin. Une armoire de maturation répond à un tout autre besoin : des processus plus longs, mieux contrôlés et ayant un impact plus important sur le résultat final du produit.

En ce qui concerne la viande, les Armoires de maturation Coreco Gourmet intègrent le dispositif Contrôleur de vieillissement principal, conçu pour contrôler sept paramètres essentiels du processus. Cela modifie le niveau de précision atteint et permet de parler d'une solution d'un très haut niveau technique dans sa catégorie, sur un ton serein et sans aucune exagération.

Plus qu“” une jolie armoire permettant de laisser la viande à la vue de tous », il s’agit ici d’un outil permettant de gérer un processus selon des critères précis : température, humidité, ventilation, vitesse de l’air, contrôle de l’oxygène, temps d’exposition et débit des gaz.

Si le projet nécessite de passer à la fiche, il est conseillé de vérifier, par exemple DA-1002, une référence conçue pour les pièces de plus grande taille et différents processus de maturation. Dans ce type d'application, il est d'ailleurs pertinent de parler de stockage ou de conservation à plus long terme, car l'équipement ne sert plus uniquement à répondre aux besoins quotidiens, mais s'inscrit dans une stratégie produit spécifique.

Et si votre entreprise est spécialisée dans la charcuterie ou l'affinage, vous pourriez également être intéressé par des fiches telles que ASCV-1302, où le fonctionnement de l'équipement est déjà adapté à une température et à une humidité contrôlées pour un processus spécifique.

Quel rôle peuvent jouer CORECO, le distributeur et l'installateur ?

Il convient ici d'être très clair.

La décision finale revient à l'entrepreneur, car c'est lui qui connaît le mieux son projet, son rythme de travail et ses priorités. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il doive décider seul.

Tant le fabricant que le distributeur ou l'installateur peuvent fournir des informations très utiles pour éclairer la décision et la rendre plus défendable.

Quelles informations sont généralement vraiment utiles ?

  • traduire le fonctionnement de l'entreprise en une proposition technique raisonnable ;
  • expliquer quel rôle chaque équipe devrait jouer ;
  • faire la distinction entre l'entretien quotidien, l'assistance technique, la gestion des stocks, la mise hors service ou un processus spécifique ;
  • aborder les questions de consommation, d'entretien, d'accessibilité et du cycle de vie du produit ;
  • vérifier si le projet est conçu pour aujourd’hui ou s’il tient également compte des évolutions futures de l’activité.

Cette approche s'avère généralement plus efficace qu'une discussion axée uniquement sur le prix ou uniquement sur la capacité annoncée. Non pas parce que le prix n'a pas d'importance, mais parce qu'il est préférable de le replacer dans un contexte plus global.

Certaines décisions prennent une tout autre dimension lorsqu'on examine leur application concrète

Choisir en fonction de la taille, ce n'est pas la même chose que choisir en fonction de la fonctionnalité

Deux armoires de dimensions similaires peuvent offrir des performances très différentes si les éléments suivants changent :

  • les ouvertures ;
  • la rotation ;
  • la température ambiante ;
  • la proximité du lieu de travail ;
  • le type de produit ;
  • la durée de séjour en temps réel.

Conserver et soutenir un processus ne sont pas la même chose

Une armoire à vin, une armoire de maturation ou une armoire d'affinage ne se justifient pas uniquement par leur présence dans la salle. Elles se justifient lorsqu'elles répondent à une logique commerciale précise.

Ce n’est pas la même chose de simplement publier la photo du jour que de concevoir une série de photos

Certaines entreprises évoluent rapidement : elles élargissent leur carte, développent leur service de livraison, proposent des dégustations ou renforcent une catégorie spécifique. Il est préférable que le plan de stockage ne soit pas dès le départ dépourvu de marge.

Liste de contrôle pratique pour prendre une meilleure décision

Avant de conclure une offre, il est conseillé de disposer au moins des éléments suivants :

  1. Modèle économique et mode de prestation.
  2. Produits critiques et catégories sensibles.
  3. Rotation réelle et pics d'activité.
  4. Fréquence des livraisons et du réapprovisionnement.
  5. Plan ou croquis indiquant les itinéraires.
  6. Température ambiante et sources de chaleur.
  7. Espace disponible pour l'installation et la maintenance.
  8. Faut-il ou non réduire le montant ?.
  9. Besoin de restauration visible dans la salle.
  10. Croissance ou évolution éventuelle de l'offre.
  11. Durée moyenne de séjour du produit dans chaque zone.
  12. Niveau de contrôle requis pour chaque processus.

Bloc de distributeurs : comment l'expliquer au client professionnel

Voici une façon utile de l'expliquer :

Il ne s'agit pas de compliquer la décision. Il s'agit de s'assurer que l'équipe s'adapte vraiment au mode de fonctionnement de l'entreprise.

Tous les restaurants, hôtels ou boutiques gastronomiques n'utilisent pas le froid de la même manière, même si, à première vue, ils semblent avoir les mêmes besoins.

L'objectif n'est pas de surdimensionner l'installation. Ni de la sous-dimensionner. L'objectif est d'adapter l'installation aux spécificités du produit, du service et de l'espace.

Lorsque l'utilisation est claire, il est également plus facile de justifier l'investissement, d'organiser la maintenance et d'éviter des tensions inutiles dans le fonctionnement.

C'est souvent là que réside la valeur ajoutée du distributeur ou de l'installateur dans un projet bien mené : transformer un besoin vague en une décision technique raisonnable.

Quels changements dans la pratique

  • On prend cette décision en s'appuyant davantage sur le contexte et moins sur l'intuition.
  • L'équipe n'est plus considérée comme un élément isolé.
  • Le produit prend de l'importance dans la conversation.
  • Ce sont les parcours et les ouvertures qui comptent le plus.
  • Les opérations quotidiennes influencent davantage la prise de décision.
  • La maintenance n'est plus une notion abstraite.
  • Les équipements spécifiques se justifient davantage lorsqu'ils remplissent une fonction réelle.
  • La proposition technique devient plus facile à défendre.

Conclusion

Parler de réfrigération professionnelle dans le cadre du modèle économique HORECA, ce n’est pas compliquer l’achat. C’est mieux l’organiser.

Car un même espace, un même budget et même une même gamme d'équipements peuvent donner des résultats très différents selon la manière dont le froid est utilisé dans la pratique.

C'est pourquoi, avant de clôturer les références, il convient de bien définir la carte de froid, le produit critique, la rotation, les pics et le rôle que doit jouer chaque équipe.

Et c'est là que CORECO, en collaboration avec les distributeurs et les installateurs, peut apporter une contribution précieuse : des informations utiles permettant à chaque chef d'entreprise de prendre la décision la plus adaptée à son mode de fonctionnement, à son offre et à son parcours.

Si vous êtes en train de revoir un projet ou de repenser une installation, c'est peut-être le bon moment pour en discuter avec votre distributeur ou votre installateur et ramener la conversation à une question simple : de quoi cette entreprise a-t-elle réellement besoin pour mieux fonctionner, mieux se maintenir et se développer de manière plus structurée ?.

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I.R.M. de Cordoue, tome 263 général, 177 de la section des sociétés anonymes, feuille numéro 4349 général, 2483 des sociétés anonymes, 1ère inscription du 21-1-86.

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